Il arrive souvent que les adaptations cinématographiques ne soient pas à la hauteur des attentes des lecteurs du roman premier. Or il n’en est pas ainsi avec le roman d’Arthur Golden...

Enfin une lecture
agréable, ludique et exotique. Qui ne connaît pas le monde des geishas sera enchanté par l’histoire de cette jeune japonaise destinée à être une humble femme de pêcheur dans un petit village oublié du Japon, et qui se révélera compter parmi les cinquante plus grandes geishas du Japon.
Une destinée de princesse, malmenée par les événements, les animosités des autres prétendantes au titre de la plus appréciée des geishas, et une fascinante passion pour "le président", cet homme qui lui insufflera le désir de devenir geisha, le revoir encore une fois, pour le séduire ensuite...
L’adaptation cinématographique est d’un point de vue journalistique très bien respectée.
Le ton des personnages, les événements, le décor, tout y est !
Et lire ce roman après avoir vu le film n’en est que d’autant plus attrayant, car on est sans arrêt attiré par la suite, qui dans notre souvenir semblait réserver de nouvelles aventures à Sayuri...

Une lecture fluide, où se mêlent les belles métaphores de la geisha, cet esprit très japonais où la vue d’un magnifique kimono fait naître à ses yeux un paysage observé dans son village d’enfance un soir de soleil couchant.
La malchance n’est pour elle "qu’un filet qui se remplit d’eau lorsqu’on le tire, puis qui se vide une fois la surface de l’océan traversée".
Une philosophie , un calme, pour une lecture douce autant que captivante...