Le journal du lycée Jean Jaures

 

The libertines

the libertines-rough trade rds-2004
 

Deux ans après l’étonnant et insolent "Up the bracket", qui les plaçait comme "nouveaux sauveurs du rock anglais", les Libertines reviennent avec un nouvel opus sobrement intitulé "The Libertines".

D’emblée le premier morceau (et premier single) "Can’t stand me now", rappelle ce qui fait la force de ce groupe : des mélodies entêtantes, et surtout les voix de Carl Barât et Pete Doherty, enfants terribles du rock et compositeurs hors-pair, qui mêlées aux instruments, peuvent faire des merveilles. L’album regorge de trouvailles mélodiques (la basse funky de "Don’t be shy", l’incartade jazzy-punk "The man who would be king"), de mid-tempos 70’s ( "narcissist", "the ha ha wall") ou 90’s (l’intro brit-pop de "campaign of hate") ou encore de ballades à la nostalgie consumée ( "what Katie did", "music when the lights go out") , sans oublier les deux perles incontournables de l’album : le punkoide "arbeit macht frei" et "What became of the likely lads", peut-être le morceau le plus sincère de l’album, ou se forme le constat désabusé des deux dandys sur leurs parcours pour le moins rock’n’roll ; le tout produit par, excusez du peu, l’ex-The Clash, Mick Jones, et enregistré en une prise, ce qui donne un côté spontané à l’objet.

En un mot, "The libertines" est un album à l’image de ses deux leaders : fragile et fort à la fois, parfois maladroit, mais toujours sincère et fidèle à l’esprit "Libertines".

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