C’est quoi un péplum ? Pour faire simple, c’est un genre cinématographique basé sur les mythologies antiques et les épisodes bibliques. Pourtant force est de constater que la vérité historique n’y est pas souvent de mise. L’important est d’éblouir le spectateur de par les costumes et les décors ainsi que de réunir une tête d’affiche la plus prestigieuse possible. Toutes ces priorités font du péplum un genre très coûteux et très difficile à manier (nombres de réalisateurs sont tombés dans le mauvais goût).
Rétrospective Le péplum fait son apparition en Europe au tout début du XXe siècle, mais prend véritablement essor en Italie où il devient une véritable institution. Comprenant l’engouement du public, Hollywood s’empare du genre et les producteurs américains investissent des millions ( et oui, déjà à l’époque !) dans des films plus ou moins réussis.
La Seconde Guerre mondiale met un frein aux dépenses cinématographiques, le péplum disparaît provisoirement des écrans. Ce n’est que dans les années 50 que le genre est remis au goût du jour et connaît son âge d’or : tous réalisateurs et acteurs dignes de ces dénominations touchent au péplum : ces films, aux budgets faramineux, sont destinés à rentrer dans la légende...
![]() Ben Hur (1959) |
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Cléopâtre (1963) |
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Spartacus (1960) |
En Italie, les spectateurs ne sont pas en reste : bien qu’avec des budgets plus limités qu’aux USA, les épopées héroïques connaissent un grand succès.
Mais alors, porquoi parle-t-on aujourdh’hui de renouveau du genre puisque tout allait si bien pour le péplum ? Tout simplement parce qu’il s’est fait voler la vedette par le western dans les années 60 !
Quoi de neuf ? Si le western n’est pas encore revenu à la mode, en revanche on assiste à un renaissance du péplum depuis 2000 avec la sortie de Gladiator : un succès au box-office (4 753 957 entrées en France et 187 670 866 aux USA soit plus de 160 millions de dollars de recette à travers le monde).
Depuis les superproductions hollywodiennes s’enchaînent : Troie (de Wolfgang Petersen, 185 millions de dollars de budget pour 400 millions de recettes : un score honorable !)et maintenant Alexandre (d’Oliver Stone, budget de 180 millions de dollars) qui n’a pas eu le succès escompté aux USA puisque le film n’a réuni que 30 millions de spectateurs (en France, le nombre d’entrées ne devrait pas excéder 1,5 million).
Malgré ce demi échec, attribué à la longueur du film (2h50), le péplum a toujours la cote auprès des réalisateurs. Pour preuve le projet de Baz Luhrmann : un autre Alexandre qui prendra cette fois les traits de Leonardo Dicaprio (à noter : Nicole Kidman fait partie de l’aventure).
![]() Gladiator (2000) |
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Troie (2004) |
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Alexandre (2004) |
Le péplum a donc su regagner la confiance des producteurs et reconquérir un large public. Espérons que les prochains seront de qualités et réuniront un grand nombre de stars. En fait, le péplum c’est l’art de conjuguer un cours d’Histoire au plaisir des yeux (si vous voyez ce dont je veux parler !) et c’est pour ça qu’on en redemande...