![]() Cuisinière |
Vers 1940, la cuisinière est loin d’être ce qu’elle est aujourd’hui, mais c’est déjà plus sophistiqué que la broche au dessus du feu de bois. Le dessus est en acier avec des ronds de différents tailles pour faire cuire les casseroles, et un réservoir d’eau sur le côté qui chauffe en permanence. A l’intérieur, le feu brûle toute la journée. Et hiver, il fait office de chauffage. Inconvénient : en été aussi. A près chaque cuisson, il faut tout astiquer avec de la toile émeri, sorte de papier de verre en plus fin. Plus tard, la cuisinière à fioul fait son entrée dans les chaumières. Son principal avantage est de chauffer plus vite, donc de pouvoir être éteinte entre deux cuissons. La gazinière date d’avant la deuxième guerre mondiale, mais tout le monde n’en possédait pas, histoire de prix.
![]() Moulins à café |
Finissons notre repas. Si aujourd’hui le café s’achète moulu, il fut un temps où il fallait le moudre soi-même grâce à un moulin à café. On entrait le café par le haut du moulin, on tournait la manivelle, et le café tombait dans le tiroir prévu à cet effet. Ensuite, il suffisait de le verser dans la cafetière déjà pleine d’eau chaude. Il fallait le mériter, son café ! Ensuite, le moulin est devenu électrique pour limiter les efforts harassants que demandait le moulin manuel.
A la campagne, le linge se nettoyait au lavoir ou dans la rivière, à genoux avec une planche pour savonner et brosser. Mais à la ville, le lavage des vêtements était en général plus sophistiqué. En général, les maisons étaient dotées d’une buanderie, une pièce spéciale pour le lavage. On mettait le linge à tremper dans un grand bac avec une bordure en biais pour savonner. Ensuite, on le mettait dans la lessiveuse, sur le feu. L’eau bouillait, montait le long de la cheminée et retombait sur le linge pendant environ une demi-heure. Quand le linge n’était pas tout à fait propre, il fallait le brosser de nouveau. On rinçait ensuite une première fois dans un récipient d’eau froide, on le tordait, puis on le rinçait une deuxième fois dans de l’eau douce avec de la javel, on tordait encore, puis on rinçait trois autres fois et le linge était étendu près du plafond. Ouf ! Ca en faisait, du boulot. Il faut dire aussi qu’à l’époque, on mettait les habits beaucoup plus longtemps qu’aujourd’hui, comme ça on ne les lavait pas souvent. Mais non, ce n’est pas sale ! Les tissus restaient propre plus longtemps.
![]() Lavoir |