Le journal du lycée Jean Jaures

 

Le marché de l’artisanat

 

En entrant dans ce marché avec l’idée de faire l’acquisition de quelques souvenirs, nous avons tout de suite été plongés dans l’ambiance typique de ce lieu, construit entièrement en bois. Cela donne un petit aperçu de ce qu’était la ville de Moscou avant d’être brûlée par Napoléon. Décoré et coloré, c’est un plaisir pour les yeux et les appareils photos. On peut aussi entendre la radio russe.

Mais revenons au but premier de notre visite, qui à lui seul vaut bien le détour. Le marché étant assez étendu, il faut d’abord commencer par trouver ce qu’on veut. La recherche est facilitée par le fait que beaucoup d’échoppes vendent la même chose, à quelques détails prés. Petit détail amusant, l’observateur peut remarquer que les visages peints sur les poupées russes peuvent être n’importe qui, de Winnie l’ourson à Staline. Cette première phase est rendue difficile par l’odorat infaillible des vendeurs. Dés qu’ils sentent le touriste arriver, celui-ci est interpellé et prié d’acheter la marchandise. Deuxième difficulté : l’heure. A quatre heures, les bibelots commencent déjà à être rangés. Si malgré ces épreuves on parvient à trouver un souvenir qu’on aurait envie d’acheter, la deuxième étape commence.

Pour faire comprendre qu’on veut un objet, il suffit de le montrer au marchand qui s’empressera de donner le prix, qu’il est souvent obligé de répéter en anglais ou d’écrire, faute de compréhension de la part de l’acheteur. La suite est la plus amusante. Si le prix ne lui convient pas, le malheureux touriste tentera de marchander. Pour certains, ça a été très facile, mais quand on n’a pas appris correctement ses chiffres et qu’on doit déchiffrer un bout de papier, on se sent un peu idiot. Pour échapper à cette situation, certains ont prétexté qu’ils prenaient des notes pour un dossier et n’ont rien acheté. Remarque intéressante, quand on achète les vendeurs deviennent tout de suite sympas et commencent à bavarder même si on ne comprend rien.

Quand la nuit commence à tomber et le froid à se faire sentir, on découvre avec plaisir que le marché n’est pas composé uniquement d’échoppes à l’air libre, mais aussi de boutiques fermées et chauffées. Comme la lumière du soleil ne suffit plus, de petites lampes éclairent les toits, histoire de mettre en valeur leurs couleurs vives. Ensuite, vient l’heure du départ, qui se fait dans une joyeuse ambiance pendant que chacun commente sa journée et les souvenirs du voisin.

Petit conseil personnel pour les générations futures : si vous allez au marché de l’artisanat et que, ayant hérité de ce dossier, vous devez prendre des notes, mettez vos gants quitte à avoir des difficultés à vous relire. Je peux en témoigner, le froid, ça fait mal aux mains.

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