Le journal du lycée Jean Jaures

 

Zzzzzzzzzzzz... bonjour paresseux

 
Plus vite, toujours plus vite, l’homme court de nos jours plus qu’il ne respire, et pourtant... un peu de repos lui serait bien profitable, histoire de recharger ses piles, et d’observer juste un instant le monde qui l’entoure. Un instant pour faire la connaissance avec cet animal, dont il s’est bien éloigné, et qui aurait bien des leçons a lui donner : le paresseux.

Le paresseux, une tête de poupon aux yeux bridés, de longs membres pour s’aggriper, et une couverture de poils pour ne pas être mouillé.

Ce mammifère se rencontre de nos jours en Amérique Latine, dans la forêt tropicale, où les arbres lui offrent nourriture et logis.

Sa journée ?

Dormir, manger - des feuilles des pousses, des fruits, de petites branches, des fleurs, des racines, idéal pour un phyllophage(mangeur de feuilles) de son espèce - dormir, dormir, et dormir.

Mais un grand évenement l’attend tous les dix jours : les trois heures passées à la descente de son arbre... pour aller faire ses besoins. Puis ? et bien il faut remonter, comptons deux heures, puisque ce dernier moins lourd désormais, ne pèse plus que deux tiers de son poids initial !

L’espérance de vie d’un paresseux balance entre 12 et 30 ans, selon l’espèce et l’habitat. Il se reproduit dans les arbres, et donne naissance accroché aux branches de ces derniers.

Il existe cinq espèces de paresseux qui sont regroupées, d’après le nombre de leurs doigts, en deux genres : à deux ou à trois doigts.

Si le paresseux nous apparaît parfois comme empreint d’un habit vert, cela est du à la présence d’algues microscopiques cachées dans sa fourrure qui ajoutées à sa lenteur légendaire lui confèrent l’apparence d’une masse de feuilles. Il s’agit d’un excellent camouflage pour un animal peu à même de se défendre, malgrè ses longues griffes recourbées, plus utiles pour se suspendre aux branches que pour combattre un jaguar !

Ce drôle de petit animal n’a désormais plus aucun secret pour vous... retournons donc à nos occupations, sans pour autant oublier ce moment passé dans les arbres à jouer le... paresseux.

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